In the nose ! ( ou le coup de fil de la maternelle)

Y a un bien un truc que tu redoutes quand tes enfants sont gardés à l’extérieur (crèche, école, nounou…), c’est le coup de téléphone non prévu.

Hier, j’ai eu ce fameux appel de l’école. Le pire c’est que je n’étais pas dispo, c’est donc ma messagerie qui m’averti: « Bonjour, c’est la directrice, rappelez-moi dès que vous pouvez ! »

Franchement, entre le moment où vous écoutez  le message et le moment où vous rappelez, il doit s’écouler, quoi, à peine 5 secondes. Et bien, croyez-moi, ces quelques secondes sont interminables, vous avez le temps de tout imaginer : quoi ? comment ? lequel des 2 ? chute dans les escaliers, bagarre à la récré, grosse fièvre ? Et j’en passe. Tout je vous dis !

Enfin, presque…

« Voilà, je suis avec votre fils, rien de très grave, rassurez-vous…mais… »

(Ok, je respire à nouveau)

« …il était au dortoir quand la maîtresse l’a vu ramasser quelque chose par terre et l’a inhalé par la narine.

(Hein, je ne comprends pas, mon fils de 3 ans a sniffé de la colle !!)

En fait, il s’est mis une espèce de petite boule dans le nez, on ne sait pas trop ce que c’est.

La maîtresse a essayé de lui enlever, mais il a reniflé un bon coup, et c’est monté.

Ne vous inquiétez pas, il ne pleure pas, il respire bien. Y a pas d’urgence mais voyez ce qu’il faut faire avant de venir le chercher.. »

Ouah, je suis soulagée, pas d’ouverture de la tête, pas de jambe cassée, pas de…

Je me la joue hyper cool en raccrochant, pas de panique, pas de panique.

J’appelle le pédiatre, personne ! J’appelle un cousin médecin, personne !

Ca va aller, on va me rappeler. 5 secondes, 10 minutes. Bon, là, je commence à me demander ce que je dois faire. Personne ne me rappelle. Bon, pas le choix, j’appelle les urgences.

Forcément, personne !

Allez, je respire un bon coup, faut que j’aille le chercher, mais je fais quoi ? Une boule dans le nez, voyons voir ? C’est pas grave façon, je suis soulagée ? Mais, et si la boule monte, et monte, et elle va où la boule une fois qu’elle est montée plus haut ? Bon, finalement, c’est peut-être plus grave que ce que je pensais tout ça ! Je commence à paniquer, mais paniquer du genre « j’arrive même plus à réfléchir, et je ne sais pas ce que je suis sensée faire. »

Sauvée, le pédiatre appelle : « Pas le choix, amenez-le aux urgences, ça peut être dangereux si la boule monte un peu plus haut. Aucun ORL ne pourra vous recevoir maintenant. »

A peine je raccroche, mon cousin docteur rappelle, même réponse « les urgences ».

Ok, ok, je vais foncer le récupérer, enfin LES récupérer, j’ai personne pour s’occuper de Little girl après. RRR, la galère avec les 2 aux urgences, sans compter que je ne conduis pas, enfin plus depuis 5 ans. Re-panique. SUPER PAPA, au secours. Toi, voiture, et puis, little girl. Rien à faire, je tombe tout le temps sur le répondeur. Il est injoignable.

Je sais, belle-maman ! Elle est peut-être dans le coin. Elle s’occupera de little girl pendant les 5 heures aux urgences.

« Désolée, je suis à l’autre bout de paris. Hors de question, tu ne vas pas aller aux urgences, ça va pas ou quoi ! Tu vas y passer la nuit. Trouve vite un orl dans le coin et tu l’amènes ! Allez, fonce. »

Bon, en même temps, l’orl paraît assez logique, sauf que  j’écoute toujours mon pédiatre comme le messie. Il m’a dit les urgences, alors… NON. Ma belle-mère a raison. L’ORL, c’est mieux.

Ils font quoi les ORL le lundi ? 3 ne répondaient pas. 2 allaient fermer.

 

Ah enfin, j’en trouve un qui  me répond. Je lui explique tout. Ok, pas de souci, je vais prendre votre fils entre 2 patients, amenez-le moi dès que vous pouvez.

Je fonce. Bien sûr, j’oublie mon chéquier, le carnet de santé, mais pas le goûter !! Vous connaissez mes enfants, hein !

Little boy est en super forme, pas de souci, il me dit juste que ça la gêne.

C’est bon, je le savais, même pas grave. Tiens, je vois même la petite boule dans son nez. Ca va être rapide à enlever.

Nous voilà chez l’orl, il lui a fallu un quart de seconde pour retirer l’arme du crime.

Une boule, une boule, pas vraiment.

Une tige en plastique de 2,5 cms, tellement grande que tu sais même pas comment il a réussi à la mettre dans son tout petit nez.

La preuve en images

problème jumeaux

 

Même l’ORL reste scotché par l’objet du délit: « franchement, on a de la chance, si c’était monté un peu plus… « .

On y pense plus, tout va bien maintenant.

L’ORL souhaite quand même tout vérifier : le nez ok, les oreilles, c’est bon, la gorge, heu…

« Elles sont juste énormes les amygdales de votre fils ! Il dort bien ? (oui) Il ronfle (un tout petit peu) Il fait pipi au lit ? (il a une couche) C’est un enfant agité, excité (heu, non, enfin un peu, il a besoin de beaucoup se dépenser). Il somnole la journée, il est fatigué (non, mais il fait de bonnes siestes?(mais qu’est-ce qu’il me veut à la fin !!). Et est-ce que la nuit, il arrête de respirer, est-ce qu’il fait des pauses ? (Quoi, c’est quoi ce délire, NON, je n’ai jamais rien remarqué !).

Et bien, surveillez-le votre enfant, écoutez-le respirez la nuit. Je soupçonne de l’apnée du sommeil. »

Attends, à moi, il me dit à moi, de surveiller la respiration de mon enfant la nuit !

Tu peux pas trouver plus stressée que moi là-dessus. Tous les soirs, et plusieurs fois par nuit depuis leur naissance, je passe dans leur chambre vérifier qu’ils respirent bien !

C’est tout ce qu’il a trouvé à me dire: « Surveillez-le la nuit ».

Et voilà, j’arrive avec une « boule dans le nez » et je répare avec « une boule dans le ventre », c’est malin,  et en plus, ça fait un peu plus mal.

Bon, on va dire que c’est un mal pour un bien, du coup, on va « surveiller » tout ça.

En même temps, vous imaginez bien que cette nuit, on l’a pas lâché pour le « surveiller » comme a dit l’orl, et aucune pause respiratoire à signaler. Je suis quand même rassurée.

Et ce matin, dans la joie et la bonne humeur, little boy était tout fier de montrer sa tige dans le nez à tout le monde ! Et plus de boule nulle part pour personne.

Et vous alors, vous avez déjà eu ce genre d’appels de l’école, de la crèche ? Petits ou gros bobos ? Comment vous avez réagi ?

La guerre des gangs

bagarre

Incroyable ce qui peut se passer à la maternelle. Franchement, celle-là, je ne m’y attendais pas.

Figurez-vous que l’autre soir au square, la maman d’un copain de classe, que nous appellerons Mister X, me dit qu’elle est traumatisée, parce son fils n’arrête pas de se battre avec un autre copain de la classe qui va également au square, Mister T.

Sur le coup, je me suis dit qu’elle en faisait beaucoup cette maman, des petites histoires de rien du tout entre 2 gnomes de 3 ans. Sauf que Mister T, il a 3 têtes de plus que toute sa classe, il est super débrouillard, et surtout, il ne se laisse pas faire.

Du coup, je me suis mise à pas mal l’observer quand il jouait avec Little boy et Little girl qui l’adorent, et j’avoue que j’ai eu très peur. Ils le suivent partout dans ces jeux de grands gnomes interdits aux petits gnomes, et mon cœur a failli lâcher plusieurs fois. Et je ne te parle pas des parties de cache-cache qu’il a organisées dans le square où j’arrête de respirer dès que je perds des yeux mes enfants plus de 5 secondes, oui, je suis comme ça. Mais franchement, jouer à cache-cache dehors, c’est vraiment l’idée de génie.

Bref, j’ai quand même laissé faire, mais j’ai dû faire un effort incroyable de concentration pour suivre mes jumeaux du regard simultanément à 2 cachettes différentes à l’opposé du square. En tout cas, jusque là, rien de méchant de la part de Mister T,  un gentil gamin qui a grand soif d’aventure…

Et puis, tout d’un coup, t’as Mister X, l’autre copain, qui débarque pour jouer avec eux, et là, sans prévenir, t’as Mister T qui le pousse violemment, le fait tomber par terre, et lui crie haut et fort qu’il ne peut pas jouer, car Little girl et Little boy sont ses copains à lui.

Intervention de la maman, de la nounou, et même de moi, l’arbitre, pour expliquer à mes enfants que c’est bien de jouer avec tout le monde et sans bagarre. Mais bon, ils tout de même le droit de choisir leurs copains, nous sommes bien d’accord ! Les affinités, ça ne s’explique pas. Fin de l’histoire.

Puis rebelote, même scénario 5 mns après avec un vrai coup de Mister T « va-t’en, c’est mes copains à moi ». Re-intervention des adultes, dispersion encore une fois.

Ca a duré tout le temps de notre présence au square. C’était juste incroyable de voir des enfants de cet âge se comporter de la sorte, et franchement, j’ai compris l’angoisse de la mère qui ne sait plus comment gérer le problème !

En gros, on a vraiment à faire à une guerre des gangs entre 2 bambinos, qui s’ignorent en temps normal, et qui se disputent quand des copains communs sont là, pour ne pas citer mes petits amours. Les miens sont bien trop naïfs pour choisir un clan, et puis, c’est des vrais gentils. En fait, je crois qu’ils n’ont même pas capté l’histoire, ou du moins, ont agi comme si de rien n’était. En même temps, ils seraient temps qu’ils deviennent un plus débrouillards les miens, ils n’arrêtent pas de se faire écraser par des rigolos d’à peine 1 ans et demi. Trop gentils, je vous dit !

Mais croyez-moi, ici au square, nous sommes bel et bien en période de guerre, et je suis complètement scotchée par cette histoire et la terreur de cette maman.

Et chez vous, ça se passe comment à l’école ou au square, pas trop de bagarres ?

Les news, les news…

Depuis la rentrée, j’ai l’impression de vivre à 100 à l’heure. Les journées passent vraiment trop vite, faut que je m’adapte à ces nouveaux horaires.

Qui a dit que les sorties d’école étaient à 16h30 ? Non, parce que chez nous, c’est 16h20, et si j’arrive à 22, mes enfants me font la tête, je vous raconte même pas. Et j’avoue qu’à la crèche, plus le temps passait, plus TétinePerso me prenait du temps, et plus j’y allais tard, dans la limite du raisonnable bien sûr.

Bon, sinon, on peut dire que ça se passe un tout petit mieux à la maternelle. Ce matin, je n’ai pas pleuré ! Ah, pour les enfants ? Ok, c’est une autre histoire. Ca reste toujours très dur, mais little girl commence à prendre sur elle, quant à Lille Boy, c’est plus compliqué.

Et le soir, à la sortie,  ils me disent qu’ils ont pleuré, et vous savez pourquoi ?

« J’ai pleuré aujourd’hui maman, beaucoup…mais c’est parce que j’ai pensé à toi ! »

Alalah, je fonds. Du coup, ils s’en rendent bien compte, et me sortent la même chose tous les jours. STOP!  « Moi aussi, j’ai pensé à vous, c’est pour ça que j’ai beaucoup souri « .

Pour les week-ends, pareil, ça ne s’arrête pas. Notre carnet de bal est plein jusqu’au mois d’Octobre. Enfin, carnet de bal, façon de parler : goûter d’enfants, anniversaire, fêtes en tout genre avec les 2 fripouilles. Par contre, les sorties entre « adultes », c’est pas pareil, question baby-sitter, on n’est pas au point. Et vous, vous arrivez à sortir le soir ?

Chez nous, c’est la vrai cata, faut vraiment qu’on trouve une solution.

Et enfin, au niveau du boulot, ça bouge, ça bouge. Le nouveau site de TétinePerso est enfin arrivé : changement de page d’accueil, réorganisation des catégories, et un back office beaucoup plus facile pour moi. Je vais enfin arrêter de me taper toutes les factures une par une à la main ! Elle est pas belle la vie !?

En parlant de ma boutique, il y a quelques nouveaux produits qui sont arrivés  depuis l’été, et j’espère que pleins d’autres suivront : cette semaine, je pars à Cologne à Kindund Jugend, le plus gros salon mondial du bébé et de la puériculture.

J’ai hâte de découvrir de nouveaux trésors. Je vous raconterai tout ça.

Allez, c’est pas tout, mais c’est ma pause déjeuner : faut que j’aille étendre le linge, et je m’y remets. Très bonne semaine à vous!

Des jumeaux à la Maternelle Suite

Alors, alors?

Toute la journée, j’ai pensé à eux. Tiens, c’est l’heure de la récré, tiens l’heure de la cantine.

En tout cas, j’espère qu’ils ont vite arrêté de pleurer. Et là, ils font quoi maintenant ? Ah oui, c’est l’heure de la sieste.

Vivement ce soir, j’ai hâte de tout savoir.

Ca y est, 16h, faut que je me prépare : je range l’ordi, les classeurs, mon stock étalé un peu partout, et c’est bon, le bureau redevient salon. Le goûter, n’oublions pas le goûter. Tiens, je vais ajouter des bonbons, quand même le premier jour d’école ça se fête.

16h15 : je suis pas la seule maman à avoir l’air toute excitée.

Non, mais je rêve, elle me pousse pour passer devant moi ! Mais, elle aussi ! Ok, ok, restons zen, c’est le premier jour.

Je les vois, ils sont là, assis sagement sur un banc, tout calme (trop calme ?)

Oulala, ils viennent de me voir, ils vont se ruer vers moi, faites de la place.

Heu, bah, non, en fait, ils attendent sans bouger, à m’envoyer un gentil sourire.

Ils vont quand même pas m’en vouloir.

« Elle est où mamie ? Et t’as des bonbons ? Et papa, alors ? » 

« Moi aussi, je vous aime, vous m’avez manqué ! »

Je préviens la maîtresse que je suis là. « Tout s’est bien passé », me dit-elle en tournant déjà la tête. Attends, attends, j’ai plein de questions, moi  » Mais, est-ce que …et pour le… » Trop tard, elle parle déjà à une autre maman.

Pas grave, les enfants vont tout me raconter :

Moi : alors, c’était bien

Little girl (LG) : heu, oui

Littble boy (LB): oui

Moi: Et la maîtresse, elle est gentille

LB : qui ?

LG : oui, oui

Moi : et vous, vous êtes bien amusés, alors, racontez-moi, tout !!!!!

LG : Oui, oui

LB : c’est fini l’école. On y va plus ?

Moi : Mais vous avez fait quoi ?

LG : rien

LB : j’ sais pas

Moi : Elle s’appelle comment la maîtresse ?

LG : je sais pas

LB : non, je sais pas.

Moi : Mais, mais, vous vous êtes faits des copains ?

LG : Bah non

LB : non, non

Moi : Ah bon, mais ils s’appellent comment les copains ?

LG : Bah, je sais pas.

Moi : Et toi, t’as joué avec des copains

LB : non, personne

Moi : Mais sinon, mon cœur, t’as pas trop pleuré après que je soies partie ?

LG : un peu, non, si, beaucoup

Moi : Ah, mais Lundi, quand on va revenir, tu vas plus pleurer, maintenant, tu connais la maîtresse, et t’es une grande fille.

LG : Si, si, je vais pleurer

Moi : Ah ! Mais pas comme aujourd’hui, alors, un tout petit peu.

LG : ah non, beaucouppppppppp.

Et voilà, voilà, pour le débrief de la maternelle. Moi qui suis d’une curiosité maladive, je suis mal barrée. Ah, si je pouvais être une petite souris juste une demi-journée…LE REVE.

Et chez vous, c’est pareil ou vous enfants sont plus éloquents ?

Ps : ah oui, et pour la rentrée de ce matin, vous pouvez reprendre mon article de vendredi, et vous changez juste 1er jour par 2ème jour !

Des jumeaux à la maternelle: quelle rentrée !

des jumeaux à la maternelleMains dans les mains, tous les 4, nous y sommes allés.
Excités, confiants, jusqu’à l’école maternelle nous avons marché.
Nouvelle étape, nouvelle aventure, que de fierté.
Dans la classe, gentiment, nous nous sommes posés.

Mais non, leurs mains ne nous ont pas lâchés
Sur leurs sourires des larmes ont doucement coulé.
De plus en plus fort, ils se sont mis à hurler.
Entraînants avec eux, toute la classe regroupée.
Bruits et pleurs ont de partout résonné
Ma fierté a laissé la place à l’anxiété.

 

Genre, elle nous fait un poème ce matin, avec des pseudos rimes cul-cul.

Oh, ça va, l’émotion m’a envahie, c’est interdit ? Franchement, je m’attendais pas à ça.

Qu’est-ce que j’étais excitée par cette rentrée, et oui, quelle fierté ! Non, parce que dans le genre « premières fois », le tout tout premier jour d’école, a une sacré importance.

C’est une vrai grande étape dans leur vie. Et je sais pas du tout pourquoi (sûrement le manque d’expérience), mais je ne l’avais pas du tout imaginé comme ça.

Autant de larmes, de cris, de « ma maman », de « ma tétine !!! », de « reste avec nous »…

Ouah, jusqu’au moment où ils ont été pris de force dans les bras de la maîtresse pour que je puisse franchir la porte. Que d’émotion. Quoi ? N’importe quoi, j’ai pas pleuré dans la rue, non, mon corps n’a pas tremblé. Quelle boule au ventre ? Non, je ne m’en veux pas du tout de l’article que j’ai écrit il y a 2 jours, ni encore moins d’avoir décidé de les laisser la journée entière. Pas du tout mon style !

Allez, on respire un coup, et on pense au boulot, parce que c’est pas ça qui manque.

Grosse journée alors on se concentre, s’il vous plait.

Allez, rassurez-moi, je ne suis pas la seule maman aussi nerveuse pour cette rentrée.

Crèche, école, ça s’est passé comment pour vous ?

Des jumeaux à la maternelle (partie 1)

Ca y est, little girl et little boy sont officiellement inscrits à la maternelle pour l’année prochaine.

On a d’abord eu rendez-vous avec la directrice tous les 4, histoire de faire le point : cantine ou pas, allergie ou pas, assurance ou pas, la routine, tu vois. Tu me demanderas donc pourquoi j’étais aussi stressée et pourquoi je me suis habillée comme si j’allais à un entretien d’embauche. Non ? T’as bien raison, surtout qu’il n’y a aucune réponse logique, dit la mère poule.

Bizarre, mais quelques jours après, on avait encore rendez-vous tous les 4 pour une visite groupée de l’école. Qu’est-ce qu’il y a comme escaliers dans ces bâtiments là, j’avais oublié.

On a donc visité le petit gymnase, la cour de récré où toutes les sections se retrouvent (rrrr), la cantine, les classes, la bibliothèque et la pièce du dodo. Pièce du dodo, j’entends par là, une classe, mais au lieu d’avoir des chaises et des lits, y a plein de lits au sol.

Super papa tout content demande alors à little boy comment il trouve ses futurs lits. Je le regarde, et tout s’est alors passé au ralentit :

  • Rougeur
  •  Bouche qui tombe vers le bas ( tu sais, le smiley à l’envers)
  • Œil gauche qui brille
  • Œil droit qui brille
  • Tremblement de la main droite
  • Crispation de tout le corps
  • Et enfin, explosion en sanglots où on pouvait comprendre: « Je veux pas faire dodo, paaaaas, dodooood, non, dooooddddddo, partir, maison, on y va, pas dodo, rentrer…… »

En images, ça donnait un truc du genre:

 

Bon, il s’est quand même calmé rapidement, sa bouche a repris une orientation moins descendante et on a fini la visite avec des sourires sur fond de : « c’est fini, on y va, partir ».

Pour little girl, rien à dire, on aurait dit qu’elle avait déjà visité 10 fois l’école. Elle était dans son élément, excitée comme une petite puce.

Voilà, c’est à peu près tout, ça s’est fini par les mots de la directrice :

« Allez, rendez-vous l’année prochaine, premier jour de classe avec les  parents. Soyez là à 8h20.

Oups.

Bon, je t’avoue que j’ai pas abordé La question ! Celle que la directrice nous a posée dans son bureau, au premier rendez-vous.

A suivre au prochain épisode : Des jumeaux à la maternelle, partie 2 :

Dans la même classe ou séparés ?

Des jumeaux à la maternelle (partie 2)

Je reprends donc la suite de notre sacrée semaine à la maternelle.

Oui, forcément, je n’avais pas encore abordé « LA » question concernant l’entrée de jumeaux à la maternelle.

Pendant le fameux rendez-vous familial privé avec la directrice de la maternelle, elle nous a expliqué qu’à partir de l’année prochaine, il y aurait 2 classes de maternelle, il fallait donc qu’on lui précise si l’on souhaitait mettre nos enfants ensemble ou non.

Réponse des chers parents en chœur :

  • Lui :  Séparés !!!
  • Moi : Ensemble

Si ça, c’est pas de la synchronisation !

C’est pas qu’on avait oublié d’en parler, mais juste de se mettre d’accord avant le rendez-vous. Sympa l’image qu’on donne à la directrice.

Forcément, elle était un peu surprise, nous donne plus ou moins son avis (je pense qu’elle nous influençait pour qu’on les sépare, mais super papa n’a pas compris la même chose), et nous dit clairement que c’est pas elle qui va trancher pour nous, donc ça serait super chouette qu’on se mette d’accord assez vite.

Bref, à partir de ce moment, discussions enflammées entre super papa et moi (chacun ayant forcément ses arguments) demandes d’opinions à la famille, voire même aux puéricultrices de la crèche…

Alors au final, ça donne quoi :

Famille Super Papa, ma famille, et moi-même pensons que c’est sûrement mieux de les laisser ensemble pour la première année de maternelle. Celle-ci étant déjà une étape déjà assez difficile pour des enfants de cet âge, pour ne pas dire une jungle, pourquoi ne pas leur permettre d’affronter ça à deux ?

Pour être honnête, je sais qu’il n’y aura aucun souci pour little girl. Mais pour little boy, c’est une autre histoire, je ne le sens vraiment pas prêt à affronter ça tout seul. C’est un sentiment très profond, ça ne s’explique, mais pour moi, l’année prochaine, c’est juste trop TOT.

Et de l’autre côté : Super Papa, et ma tante, si j’ai bien compris, pensent que c’est mieux de tout de suite les séparer. Selon Super homme, little boy en a bien besoin. Il faut le pousser, l’aider à devenir plus indépendant, se débrouiller tout seul. L’idéal étant donc de séparer les enfants à la rentrée.

Pfff, c’est bien un mec ça !

Ca va, il a toute sa scolarité pour devenir indépendant, voire toute sa vie ! Ca peut pas attendre un an de plus ??!!

Mes p’tits bébés, doucement avec eux.

D’ailleurs, à bien y réfléchir, je crois qu’ils ne sont pas prêts pour la maternelle, on devrait repousser l’entrée à l’école de quelques années.

Ok, ok, c’est moi qui suis pas prête, ça va, j’ai compris. Façon j’ai encore quelques mois pour me préparer à tout ça.

Bon, sinon on a demandé conseil à la crèche, la réponse est unanime :

– il n’y a pas de règle, c’est « les parents » qui savent le mieux ce qui est bon pour leurs enfants.

Ensemble ou séparés, c’est « les parents » qui peuvent savoir ce qui sera le plus bénéfique.

No comment !

Et puis l’autre jour, il y a eu un déclic. Quand on faisait la visite groupée de la maternelle, il y a eu la fameuse crise de larmes de little boy. Quelques minutes plus tard, on s’est regardé avec super homme, il y a eu un sourire complice, on savait que cet événement, dans les lieux même de notre désaccord, allait nous aider à prendre une décision.

A la sortie de l’école, re-sourire complice, avant d’ajouter en chœur, ensemble, au même moment :

  • Tu vois, ça me réconforte dans mon choix !

Comment un homme et une femme, un papa et une maman, qui sont d’accord sur 80 % des choses, peuvent-il réagir si différemment à un événement ?!

Ca reste un mystère.

Au final, comment ça se termine ?

On a rendez-vous la semaine prochaine avec un conseiller conjugal !

Oh, ça va, pas de panique, on peut plus plaisanter.

Non, au final, c’est qu’aucun de nous n’est sûr à 100 % de son choix, donc on peut en discuter, voire changer d’avis. Tu vois, je me demande aussi si les mettre ensemble l’année prochaine, ne rend pas les choses encore plus difficiles l’année d’après, ou d’après, ou d’après…Si tu vois ce que je veux dire.

Façon, la décision va vite devoir être prise, la directrice attend notre réponse.

Attends, je t’ai pas dit, j’ai même demandé leur avis aux enfants. C’est vrai quoi, c’est eux qui sont concernés. Erreur fatale, j’aurais pas dû :

  • Little girl : chacun sa classe
  • Little boy : ensembbbbbbbblee !

Allez, pas de souci, on va vite se mettre d’accord, on va  pas en faire tout un drame, non ?

PS : je t’ai dit que toute la famille était du même avis que moi ? Non ? Façon, c’est un détail, c’’est entre Super papa et moi tout ça ! On va pas non raconter notre vie à tout le monde !