Mode de garde jumeaux: quelles solutions ?

Avant l’arrivée de jumeaux, et pour leurs premières années, il faut bien réfléchir à l’organisation et à la garde des enfants la journée.  De nombreuses possibilités existent : congé parental, crèche, halte-garderie, assistante maternelle, un des parents à la maison… Il faut bien réfléchir à tout cela, et penser à la meilleur organisation possible pour toute la famille et son bien-être. Il n’y a pas de bonne solution, car cela dépend d’un grand nombre de facteurs, mais cela est toujours rassurant de discuter de ce problème avec d’autres parents.

Je  vous propose donc ici d’échanger nos expériences, témoignages, ou astuces pour les différentes solutions, via les commentaires, qui avaient déjà commencé dans un autre article. Je remets tous les commentaires déjà écrits sur le sujet, en dessous de l’article, pour que nous puissions nous y retrouver. Allez c’est parti !

Prison Break

imgp4102OKCa y est, toute la famille est rentrée Enfin, nous 4, car autour de nous, tout le monde est encore en vacances. Super Papa a recommencé son travail, les enfants sont retournés doucement à la crèche, et de mon côté, je continue de préparer l’ouverture très prochaine de ma boutique en ligne (sauf que l’administration, c’est très long, surtout au mois d’août).

 

Alors, et ces vacances ? Malgré un début difficile : départ de Super Papa tout seul avec les jumeaux, les valises et l’avion…je te laisse imaginer. Mon arrivée sur le lieu 1 jour plus tard, sans la valise qui contenait tous mes vêtements et la moitié de ceux des enfants, c’était l’angoisse. Heureusement, 2 jours plus tard, tout est rentré dans l’ordre : nous 4 réunis, et la valise retrouvée.

 

Tout s’est très bien passé pour nous dans le sud de l’Italie : soleil, plage, piscine, pizzas et toboggans à volonté. Et puis, on a même fait du sport ! Si, si, c’est possible avec des jumeaux de 2 ans, crois moi. Ca s’appelle, le footing. C’est simple, on a passé, encore une fois, notre temps à courir derrière eux. Ils prenaient un malin plaisir à réfléchir, planifier et élaborer des stratégies minutieuses pour s’enfuir : n’importe où, mais loin de nous. Un « Prison Break » miniature, version Coupdouble. Je pensais que ç’était fini ce stade là. Mais non, c’est tout le contraire, impossible de se balader tranquillement avec eux sans la poussette. Peut-être justement qu’on ne leur laisse pas assez de liberté, qu’ils ne marchent pas assez ? Que sais-je ?

En tout cas, c’est des vrais fugitifs nos enfants, et je te le dis, on a eu peur plus d’une fois.

Mais bon, comme je te le disais, l’avantage, c’est qu’on peut dire à tout le monde qu’on a fait du sport pendant les vacances !! Sinon, tout était très bien, et ça nous a fait vraiment du bien de nous retrouver en famille. Et puis, c’était rigolo, là où on était, y avait des jumeaux partout.

Et je ne te parle même pas de cette maman italienne qui avait une fille de 5 ans, et des quadruplés de 3 ans et demi. Ils étaient magnifiques. Et nous, à côté, on est juste des tous petits joueurs, des rigolos.

Bon, c’est pas tout, mais les vacances c’est fini maintenant, on est de retour, et là, y a la crèche qui vient juste de m’appeler car little boy est malade. Et forcément, je vais récupérer les 2, je me vois pas laisser little girl comme ça. Tu fais comment toi dans ces cas là ?

C’est contagieux?

eclosion_jumeaux_1Même si on voit de plus en plus de jumeaux, le pourcentage de naissances multiples reste aux alentours de 1 %. Donc statistiquement parlant, autour de soi, il ne devrait pas pleuvoir des jumeaux de tous les côtés. C’est vrai que ma belle-mère a été surprise à l’annonce de ma grossesse gémellaire. Elle-même maman de jumeaux, ça pouvait paraître logique, sauf qu’il semblerait que ce ne soit qu’un hasard, puisque j’ai eu des faux jumeaux, et donc c’est moi qui ai ovulé 2 fois, je te le dis, et pas Super Papa. Bon, c’est sûr qu’il y est pour quelque chose, mais entre fruit du hasard ou probabilité scientifique, on n’a pas encore tout compris.

Bref, à côté de ça, quand mon copain d’enfance m’a annoncé qu’il allait avoir des jumelles, je n’en revenais pas. C’est vrai ça, c’est quoi cette coïncidence de dingue. Mais avec le temps, je m’y suis faite, dans les parages, on serait maintenant 2 à avoir des jumeaux, et c’était plutôt rigolo.

Alors, aujourd’hui, les statistiques ou coïncidences ne sont plus à l’ordre du jour, parce que tu vas forcément te dire que finalement, cette histoire là, c’est plutôt contagieux.

Parce que dis-moi, franchement, c’était quoi la probabilité pour que ma meilleure amie tombe enceinte de jumeaux ? Tellement infime, qu’elle est inexistante. Et pourtant….

Allô maman bobo

pansement-Maman BOBO !

-Oui, j’ai vu mon cœur, viens je vais te faire un bisou magique

– Maman BOBO, BOBO, BOBO

-Oui, je sais, c’est le même depuis 4 jours, c’est rien, ça va partir, on l’a déjà soigné celui-là.

– BOOBBBBBBBBBBBBBBBBBOOOOOOOOOOO, bsous

– Encore un bisou ? Allez viens !

En larmes, alors que le fameux bobo est une mini égratignure qui date de quelques jours :

– BOBOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO, maman, BOBOBOOOOOO

Je lui refais un 150 ème bisou, au même moment, j’effleure à peine son frère qui passe à côté, il me regarde tout triste :

– BOBO, BOBOOOOOOOOOO

Puis d’un air coquin (oh, le comédien)

-Bsous

Et hop, un bisou de plus pour le 2ème simulateur.

Cette scène se répète en continue depuis 1 mois. Je ne vais pas m’en plaindre. Au moins, de cette manière, j’arrive à avoir ma dose de bisous qu’ils me refusent autrement.

Ce qui est drôle, c’est cette répétition, et cette manière de vouloir attirer l’attention.

Quoiqu’il arrive, dès qu’un des 2 se fait mal, tu peux être sûr que l’autre va trouver une astuce pour se faire aussi un « bobo » dans les 5 minutes qui suivent.

Même si c’est légèrement répétitif sur le long terme, crois moi, je profite à fond de cette période si tendre et innocente du  « Maman, bobo, bsou » !!

Crise d’hystérie

bagarreOn en revient encore à la Jané aujourd’hui. Je ne vais pas m’attarder sur le fait qu’il y a encore une roue qui nous a lâchée, et que la dernière fois ça a pris 3 mois pour en avoir une nouvelle. Non, ça serait pas drôle. Ni sur le fait que j’arrive plus à la pousser à cause du problème d’équilibre des 3 roues, non, ça je t’en ai déjà parlé. Mais plutôt sur la crise d’hystérie qu’elle déclenche chez mes enfants. Une poussette double, avec des places l’une derrière l’autre, pourra un jour, à toi aussi, te causer quelques problèmes.

Tes jumeaux grandissent, et puis, tout d’un coup, ils se rendent compte, qu’il y a comme une arnaque avec les sièges, et qu’il semblerait qu’il y ait une place bien plus sympa que l’autre. Et oui, celle de devant, tu vois mieux, tu te sens plus libre, t’as l’impression de tout contrôler, t’es le roi du monde ici.

Du moins, je pense que c’est comme ça qu’ils le voient, car cette place est devenue plus qu’un simple conflit chez mes enfants. Elle entraîne une crise d’hystérie complètement folle entre eux. Cris, pleurs, hurlements, roulements au sol, et même de la bagarre (ça, c’est une première chez nous) pour avoir la place de devant. Mais le pire, je crois, c’est que le matin, ça commence au moment où on les habille, et l’ après-midi, à la crèche, à peine, je leur ai dit bonjour, que la bagarre commence. C’est pas sympa, ça, comme ambiance ?

Bien sûr, je procède au « chacun son tour », et j’explique des milliards de fois, pourquoi la place de derrière est super chouette aussi, mais rien n’y fait, nous faisons face ici à notre première crise d’hystérie !!

Épuisés, lasses et à bout d’arguments, nous avons décidé, avec super papa, de repasser à la poussette canne côte à côté (beaucoup moins pratique pour les rues de paris) pour calmer un peu le jeu, et détendre cette ambiance qui règne chez nous dès qu’on doit sortir.

Et là, et là, devines : tout est réglé ?? NON !!!!!!!!!!!!!!

Ils ont décidé dès la première seconde, je ne sais pas comment, que la place de gauche était dix fois mieux que celle d’à côté !

Et on recommence tout pareil…

Non, pas toi, papa !

Y a des périodes parfois ingrates quand on est maman, tu trouves pas ?

Non, mais c’est vrai, quoi, je m’occupe de mes enfants plutôt bien : je suis une maman dévouée, du genre protectrice, bon, ok, peut-être un peu trop…mais de là à faire un rejet. Y a des limites.

Je te parle de little boy ! On ne dit pas que les garçons sont collés à leur mère ? Parce que, ici, tu vois, c’est plutôt le contraire. Non seulement, il ne lâche pas son père, mais en plus, avec moi, c’est des NON tout le temps. Tu sais le truc bien vexant : « non, pas toi, Papa ». Et c’est ça à longueur de temps avec la scène qui va avec : « en pleurs, se roulant par terre ».Le pire, c’est quand je regarde ses yeux : j’ai l’impression que c’est le bébé le plus malheureux du monde parce que je veux m’occuper de lui. Alors ça donne quoi dans la vie de tous les jours : je peux pas le sortir du lit, ni le changer, ni l’habiller (même le blouson il refuse), ni le garder tendrement dans mes bras en fin de journée quand il est épuisé, et encore moins le coucher.

Bien sûr, souvent y a pas le choix, c’est moi qui m’en occupe, mais toujours dans l’hystérie.

Et au final, c’est juste quand Super Papa n’est pas là, que j’ai le droit à un peu d’indulgence.

Y aurait pas un truc bizarre ici ? Little boy a quand même appelé son père « Mapa » un bon moment.

Moi, je te dis, y a quelque chose derrière ça.

Et chez toi, c’est comment, y a déjà eu ce genre de périodes pour l’un des deux parents ?

Ps : A côté de ça, j’ai quand même beaucoup de chance, little girl est un amour avec moi !

Déjà tellement de différences

C’est quand même franchement drôle la différence qu’il peut y avoir entre une fille et un garçon dès le plus jeune âge, c’est vraiment inné. Vers 10 ans, je veux bien, mais là, ça me surprend chaque jour.

Et puis, j’ai vraiment l’impression d’avoir l’exemple parfait : j’ai 2 enfants du même age, de sexe différent, qui sont vraiment élevés de la même manière. Par cela, j’entends que je ne fais aucune différence par rapport au sexe. Que mon fils joue avec une poupée ou une poussette ne m’embête pas du tout, ou ma fille avec un garage. Le seul truc où je suis intransigeante, c’est pour la coiffure de mon fils : NONNNNNNN, ni chouchou, ni barrette pour sortir malgré ses demandes répétées.

Allez, je te donne quelques exemples, sûrement un peu caricaturaux, mais tellement drôles.

Pour ma fille, aussi loin que je m’en souvienne, dès qu’elle a su marcher, elle s’est mise à carrément rouler du cul, et dès que je l’habille, elle fonce avec sa vraie démarche de nana se regarder dans le miroir et tourner sur elle-même (non, je t’arrête tout de suite, ce n’est pas du tout mon cas !) Alors, que mon fils, rien du tout, et concernant sa démarche, elle ressemble plutôt à celle de Noukie’s (mais si tu sais, la mascotte de la marque qui porte le même nom).

Le passe-temps préféré de little boy, c’est l’électronique : toucher à toutes les commandes de la maison, se défouler sur mon ordinateur, casser lecteur dvd et magnétoscope (il a d’ailleurs bien réussi son coup). Alors que little girl, elle, peut passer ½ h à feuilleter le ELLE. Et on ne lui fait pas, si c’est celui de la semaine dernière, elle n’en veut pas !

 

Et chez toi, c’est pareil, ou c’est moi qui ai des cas un peu extrêmes, parce que je pourrais te donner encore plein d’autres exemples du même genre ?

LES BEBES MULTIPLES

Je suis passée à côté déjà 2 fois, mais il y a une rediffusion le jeudi 5 juin à 00h30 sur France 5, ça s’appelle:

VOYAGE AU CENTRE DE LA VIE: LES BEBES MULTIPLES

« …Des techniques de prises de vues révolutionnaires ainsi que des images de synthèse permettent aujourd’hui de visualiser leur développement à l’intérieur de l’utérus. Le film suit l’évolution de jumeaux, de triplés et un cas très rare de quadruplés monozygotiques… »

Et vous, vous l’avez vu ?

Je vous en dis plus dès que je l’aurai regardé…

Et hop, sur le pot

Et encore une nouvelle étape, encore une fameuse première fois, j’adore.

C’est little girl qui s’est lancée. N’empêche que quand j’y pense, c’est toujours little girl la prems, pour la position assise, la marche, les mots… Tiens pas pour le premier sourire, ça c’était little boy, et bien longtemps avant sa sœur. Mais au global, c’est quand même toujours et encore les filles qui ont une longueur d’avance…

Bon, là, attention, public averti, car on rentre dans le pipi-caca.

pot

Et oui, la fameuse étape du pot ! Perso, j’ai acheté 2 pots, ils avaient à peine 15 mois, et c’était une grave erreur car je savais qu’ils n’étaient pas prêts. Du coup, en ce cas, le pot se transforme pour eux en véritable jouet, et ça risque de prendre encore plus de temps. Je te conseille donc d’acheter le pot au moment voulu.

Depuis quelques temps, les 2 me demandent le pot de temps en temps, et j’ai bien vite compris, que même si je leur enlève la couche (enfin juste à little girl, car son frère, lui, refuse de s’y asseoir sans couche et body !), c’est juste pour jouer malgré toutes mes explications. Et puis l’autre jour, miracle, à 7h30 du matin, little girl me demande le pot, j’hésite un peu, je ne suis pas réveillée, et je sais qu’elle veut juste faire semblant. Mais je m’exécute, vais lui chercher le pot et la déshabille.

Elle s’assoit dessus, me regarde avec un air coquin, et 3 mns après, toute fière me montre son pot remplit de liquide, et le renverse délicatement…un peu partout dans le salon.

Même pas grave, car qu’est-ce qu’on peut-être cucu dans ses moments !

Elle a même eu droit à un cadeau, qu’elle a bien entendu, cassé le soir même.

Ps : je sais, je sais, je disparais  encore plus ces derniers temps. Mais je suis en plein dans le projet « business maman action », j’essaie de te raconter ça très vite.

Le rituel du coucher

Depuis que mes bébés savent marcher, courir, voler, le moment d’aller les coucher est toujours pénible. Hurlements, cris, dispersions, roulades au sol, et j’en passe. Ils sentent que c’est le moment, et ça les énerve encore plus, surtout little girl, qui part en courant pour faire le tour de l’appartement en larmes.

On a même essayé le rituel de l’histoire avant le dodo, juste après les avoir mis dans le lit.
Je sais pas pourquoi, mais avec les miens, ça ne marche pas du tout. Au lieu de les calmer, ça les rend comme fous. T’imagines la scène, les 2 sont debout dans leur lit, limite en train d’escalader les barreaux, morts de rire, à me jeter au visage doudous et tétines pour que je les ramasse, et à crier en cœur : « encorrrrrrrrre » tout le long de l’histoire. Et après ça, c’est pire, ils continuent de plus belle, encore plus surexcités. Bref, du coup, l’histoire avant de dormir, c’est loin d’être chaque soir, car on sait à quoi ça t’attendre.

Et puis miracle, depuis 2 semaines, on a installé un nouveau rituel : chacun un bébé dans les bras, on fait un petit circuit de l’appartement pour dire bonne nuit à tout plein de choses.
Te moque pas, c’est venu par hasard, mais oui, on dit bonne nuit à certains tableaux et photos accrochés au mur. Puis on se dirige tous ensemble vers la fenêtre pour dire bonne nuit au ciel qui commence à devenir gris et qui est très très très fatigué (bon, je te l’accorde, en été, c’est pas facile, vu que la nuit tombe vers 22h).

Ensuite, tous dans la chambre, on se dit bonne nuit à tous les 4, et ils savent maintenant que c’est la scène finale du spectacle.

Et bah, tu sais quoi, ça marche. Non, seulement, ils adorent ce rituel, mais en plus, ça les rassure et ça les calme vraiment. Je te vois venir : non, ils ne s’endorment pas en ¼ de seconde, oui ça pleure quand même un peu, mais je t’assure, si, comme nous, le moment du coucher est un peu dur, tu perds rien à essayer ce rituel. En tout cas pour nous, ce moment d’angoisse est devenu vraiment plus facile.

Et toi, au fait, c’est comment le moment du coucher chez toi ?