Bobo Bougie

Le jour de ses 2 ans, il y a 12 jours, il a été plus rapide que nous.
Juste après avoir soufflé sa bougie, il l’a attrapée dans sa main, et s’est un peu brulé. Il n’a pas pleuré, il n’a pas vraiment eu mal, il s’est juste fait « bobo bougie ».

Il n’en a plus vraiment reparlé depuis…

Nous avons allumé beaucoup de bougies ce week-end à la fenêtre.
« A.2 ans » chantait Joyeux anniversaire en boucle, et passait beaucoup de temps à aller voir la bougie dehors. Il a aussi beaucoup pleuré ce week-end.
Dimanche matin, il est venu avec nous allumer des bougies rue de Charonne.
Il était très calme, observait et se blottissait dans nos bras.
Le soir venu, nous avons encore allumé une bougie à la fenêtre.
Il a eu du mal à s’endormir mais la nuit s’est bien passée.

Lundi, en fin de journée, A. m’a montré son doigt et a pleuré : « Bobo bougie ». Il n’a parlé que de ça pendant plusieurs heures. Je lui ai mis son premier pansement sur son doigt déjà guéri depuis plusieurs jours.

Je lui ai fait plein de bisous magiques pour faire partir le « Bobo bougie ».
Cette nuit de Lundi, il a beaucoup pleuré pendant sa nuit…

Au réveil, du haut de ses 2 ans, A. m’a encore dit : « Bobo bougie » !

bobobougie

Allô maman bobo

pansement-Maman BOBO !

-Oui, j’ai vu mon cœur, viens je vais te faire un bisou magique

– Maman BOBO, BOBO, BOBO

-Oui, je sais, c’est le même depuis 4 jours, c’est rien, ça va partir, on l’a déjà soigné celui-là.

– BOOBBBBBBBBBBBBBBBBBOOOOOOOOOOO, bsous

– Encore un bisou ? Allez viens !

En larmes, alors que le fameux bobo est une mini égratignure qui date de quelques jours :

– BOBOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO, maman, BOBOBOOOOOO

Je lui refais un 150 ème bisou, au même moment, j’effleure à peine son frère qui passe à côté, il me regarde tout triste :

– BOBO, BOBOOOOOOOOOO

Puis d’un air coquin (oh, le comédien)

-Bsous

Et hop, un bisou de plus pour le 2ème simulateur.

Cette scène se répète en continue depuis 1 mois. Je ne vais pas m’en plaindre. Au moins, de cette manière, j’arrive à avoir ma dose de bisous qu’ils me refusent autrement.

Ce qui est drôle, c’est cette répétition, et cette manière de vouloir attirer l’attention.

Quoiqu’il arrive, dès qu’un des 2 se fait mal, tu peux être sûr que l’autre va trouver une astuce pour se faire aussi un « bobo » dans les 5 minutes qui suivent.

Même si c’est légèrement répétitif sur le long terme, crois moi, je profite à fond de cette période si tendre et innocente du  « Maman, bobo, bsou » !!