La crise des 4 ans ou le FUCKING FOUR !

Ouah, elle est grossière aujourd’hui ! Ce n’est pas ma faute mais en faisant des petites recherches sur la crise des 4 ans (oui, je suis désespérée), j’ai découvert le fameux terme fucking four. Il porte tellement bien son nom celui-là !

Après la crise des 2 ans (qui a commencé à 1 an et demi et s’est terminée vers 3 ans), on s’était dit qu’on allait être tranquille pour quelques temps ! Les jumeaux n’ont fait aucune crise particulière vers 4/5 ans, d’ailleurs, mêmes mes copines à l’époque hallucinaient, mais je ne comprenais pas bien de quoi elles me parlaient. Bref, cette crise des 4 ans, je connaissais pas du tout.

Elle est arrivée, sans prévenir, après une année en moyenne section relativement calme. Enfin, à bien y réfléchir, j’ai commencé vers le milieu d’année à trouver mon 4 ans assez dur et excité. Pendant des mois, j’ai mis ça sur le compte de la fatigue, la sienne, puis la nôtre. Et puis, c’est monté au mois de Juillet en moins d’une semaine. La fatigue, c’était plus possible ! Même le pédiatre nous a confirmé qu’il allait très bien. Le manque d’attention de notre part non plus, vu que les grands étaient partis en colo.

La découverte et l’arrivée de ce fucking four ont été assez violentes.

Comment vous expliquer : c’est un peu comme la crise des 2 ans mais avec les mots en plus et l’impertinence. Un peu comme une crise de pré-ado, si vous voyez ce que je veux dire. Oui, ça m’en fait 3 à la maison mais heureusement ma fille est cool, et mon 12 ans s’est bien calmé pendant les vacances (c’est un enfant heureux quand il n’a pas école !)

Alors, concrètement, voilà comment elle se manifeste ici :

Ça ressemble à une vraie rébellion, tout est sujet à discussion. L’enfant remet en question chacun de vos mots. Il dit non à tout et essaye de négocier la moindre chose. Il tape ou lève la main sur ses parents. Il fait beaucoup/énormément de caprices (enfant trop gâté, je ne sais pas). Il a maintenant un vocabulaire assez large pour manifester son désaccord avec des mots, souvent durs et virulents. Il peut même être très blessant. Ah ça, c’est sûr, nous sommes les parents les plus méchants du monde ! Il se moque, tient tête et nargue. Il refuse les punitions en nous regardant droit dans les yeux et en souriant. Enfin, il ne les accepte plus comme à 2 ans. La chambre ou le coin, c’était de la rigolage à l’époque. Là, vous me verriez courir derrière lui quand il ne veut pas aller au coin, c’est même risible.

Mais le pire du pire dans ce Fucking Four (en tout cas, chez nous), ce sont les crises de colère. Ça a commencé cet été et je n’ai pas compris ce qu’il se passait. Cris et hurlements, pour un oui ou un non. Et puis c’est monté en force au fil des semaines et des mois.

A priori, ce genre de crise de colère, il ne les faisait qu’à la maison. Et puis fin août, il n’a pas tenu, et les a faites chez nos amis en vacances. Ça a été vraiment très dur à gérer, et je peux le dire, j’avais carrément honte de mon fils. Fucking four !

Au retour à Paris, ça a continué et il a même fait sa crise dans un centre commercial. Vous savez l’enfant qui hurle, crie, se jette par terre. Tout le monde nous regardait. J’ai même entendu « mais il a pété un plomb cet enfant ». Et moi, je me cachais, laissant son père gérer la situation tellement j’avais honte, et en essayant aussi de cacher mes larmes… Si je veux en rire aujourd’hui, je me dis juste que ça ressemble terriblement à un mauvais épisode de Super Nanny.

Oui, j’ai beaucoup pleuré car toutes « ces grosses crises » depuis quelques mois m’ont complètement vidée. Plus le temps passait, et plus je me sentais incapable de les gérer et de le calmer (sans bien sûr, céder au chantage et aux caprices). Je ne reconnaissais plus mon fils et je me demandais ce que j’avais raté.

J’ai également essayé beaucoup de méthodes différentes : le calme, la discussion, la punition, l’énervement, les cris (pas volontaires, ceux qui sortent tout seuls), le tableau de motivation, et encore la discussion. Il a été très clair ! S’il est comme ça, c’est juste et uniquement à cause de nous, ses parents ; et aussi un peu son frère qui l’embête ! Et puis s’il criait, c’est parce qu’on criait.

Ouah, la claque ! On a eu une grosse période de culpabilité, de doute et de tristesse. Il avait raison. C’est vrai qu’on criait beaucoup. C’était un tourbillon, un cercle vicieux. Au début, on gérait, et puis, avec le temps, l’incompréhension et la fatigue, on s’était aussi mis à crier régulièrement. On s’est repris, on lui a promis de ne plus élever la voix, et on a réussi à redevenir comme avant.

Mais ça n’a rien changé à son comportement et ses crises de colère… Depuis la rentrée, c’est encore pire. A l’école, c’est un enfant extrêmement sage et réservé. Mes amis et ma famille me disent que c’est un vrai amour. Et puis dès la porte de la maison franchie, il se transforme et se lâche complètement. Il va d’abord être de mauvaise humeur pour la moindre chose. En général, ça commence au niveau de la boite aux lettres parce qu’il n’a pas reçu de courrier. Veridique ! Quand il a reçu des cartes postales des grands-parents pendant les vacances, il était fou de joie. Après, on a tous un peu joué le jeu pour lui faire plaisir : une fois sa sœur, son frère, les grands-mères, même spiderman… mais bon, y a des limites 😊

Et puis après, pour les crises, ça arrive pour tout ou n’importe quoi d’un peu contrariant : l’heure de la douche, de se laver les dents, d’aller se coucher, parce que non à la télé, parce que c’est l’heure de l’école, etc.

On n’a pas craqué, on n’a pas crié. On continue à essayer des méthodes à tâtons. On en parle beaucoup aussi. Il parle lui-même de « ses crises » avec un peu de recul. Parfois, il me demande  si je suis sûre fière de lui parce qu’il n’a pas fait de crises aujourd’hui. Une autre fois, alors que j’avais dit oui à la télé, il m’a dit « Maman, t’es trop gentille. Tu m’as dit oui parce que tu avais peur que je fasse une crise ? » Au secours ! « Non, mon fils. Dis-toi bien que jamais ça ne marchera au chantage comme ça ! J’ai dit oui à la télé car c’est mercredi et que je t’avais promis. »

Et il a continué à nous dire que c’était à cause de nous. Que c’est dur de culpabiliser et se remettre en question en permanence.
J’ai enfin compris il y a 2 jours, à forcer d’en discuter avec lui, qu’il ne disait pas ça parce qu’on criait (ce qui n’est plus le cas d’ailleurs) mais parce qu’on l’embêtait tout le temps à lui demander des choses, soit de s’habiller, de se laver les dents, d’aller à l’école, de se coucher, etc. Alors, on a encore parlé beaucoup sur le fait que les parents pouvaient vraiment être embêtants, mais c’est parce qu’on l’aimait, etc. « Tu sais, la maitresse aussi te demande des choses que tu n’as pas envie de faire, comme par exemple, rentrer en classe alors que tu aimerais rester en récréation, non ? » « Oui, mais ce n’est pas pareil. Et puis, à l’école, je ne fais pas de crises sinon je vais être puni. »

Moi je vous dis, si cet enfant était un peu moins sage à l’école ou en société, il serait plus calme à la maison. Il a dû lire dans mes pensées (ou plutôt m’entendre en discuter) puisque ce matin, il m’a demandé en suppliant « Maman, je suis vraiment obligé de faire des bêtises à l’école aujourd’hui ? »

On essaye d’en rire mais c’est vraiment dur. Heureusement que l’on est deux pour prendre le relais quand l’un des parents est au bout du rouleau. On s’est même rendu compte (à temps!)  qu’on a failli leur faire le remake de Papa est parti, maman aussi.

Oui, à ce point là…surtout que ça créé des tensions pour toute la famille, entre les parents, et même pour les grands, qui n’en peuvent plus. Je voir leurs relations avec leur petit frère se détériorer chaque jour un peu plus et ça fait vraiment de la peine.

Alors, je viens raconter tout ça ici, pour me défouler égoistement et parce que ça fait vraiment du bien.

Et puis aussi, pour savoir si vous connaissiez le fucking four ou ce genre de crises, et si vous avez des conseils…

Allez, ça ira mieux demain 😊

Ps : j’ai l’oreille bouchée depuis 1 mois et demi et aucun orl ne voit ce que ça peut être. Ça me rend dingue ! Et là, en écrivant cet article, je me dis que peut-être…Bref, tout est lié, non ?

fucking four

41 réflexions sur “La crise des 4 ans ou le FUCKING FOUR !

  1. Fred dit :

    J’ai 2 garçons de 8 ans et je retrouve totalement l’un des 2 dans ta description…. sauf qu’ici ça dure depuis le debut !! C’est plus une histoire de caractère/tempérament ou mal-être qu’une crise des « x » années je pense. D’ailleurs je n’ai jamais vraiment noté de crises ponctuelles avec eux. Quand qqch s’arrange il y a toujours qqch qui prend le relai et c’est épuisant. La vie quotidienne avec eux est compliquée bien que ce soit des enfants affectueux et qui ont de bons côtés….

    Ton fils a probablement un problème de positionnement vis à vis de ses frère et soeur, peut être se sent il exclu inconsciemment et ses crises sont la manifestation de son mal être, il veut accaparer l’attention.

    De notre côté nous essayons la kinesiologie et la micro kiné pour essayer de l’aider.

    • coupdouble dit :

      Pas facile de lire ton commentaire. Ça a l’air très dur pour vous.
      Pour être honnête, je préfère mettre ça sur le dos d’une crise ponctuelle plutôt que sur son caractère ou un mal être et me convaincre que ça va passer ! Mais bien vu, je pense aussi qu’il a du mal à se positionner dans la fratrie et qu’il se sent mis de côté.
      En quoi consiste la kinésiologie ?

      • Sylvie HANTSON-CHATELAIN dit :

        Pour ma part ce récit me parle complètement. Mon fils qui a 15 ans aujourd’hui à passé ce stade à l’époque et le médecin m’avait parlé de la petite adolescence. J’étais en plus enceinte de la deuxième donc fatiguée et au bout du rouleau. Nous sommes maintenant en pleine adolescence et je revis des étapes d’opposition et/ou d’affirmation similaires.
        Je crois que cela correspond à des enfants qui ont besoin de faire leur place et d’être extrêmement sécurisé par les limites que nous devons leur apporter.
        Ils nous aime c’est sur mais ils veulent être sur de notre amour.
        Bon courage.

    • Taxis dit :

      Bonjour,
      Je lis ton article et je me dis que c’est juste incroyable!!! Je vis exactement la même chose depuis le mois de juin et sa s’est accentué en juillet !! J’ai beaucoup culpabilisee lu des tonnes de bouquins et en août jai vu du changement en passant du temps avec lui mais ce n’était qu’une façade et les crises sont revenues….
      L’école a repris ça n’a pas arrangé les choses il tape, s’oppose,me nargue et rigole… et maintenant la maîtresse veut me voir car il n’écoute rien a l’école fait une crise quand il n’arrive pas a faire quelque chose,il cris, tape des pieds et mange même son travail!! Je suis a bout aujourd’hui ….

  2. Tittounett dit :

    Alors oui ils sont plus dures et impertinents c’est clair mais pas a ce point. Mon « grand » n’écoute pas, ment et fait tout ce qui est interdit genre :’ tu n’ouvres pas aux poules » et bim, 5 secondes après les poules sont dehors mais bon par rapport a cce que tu vis rien a voir!

  3. enfancejoyeuse dit :

    Cette période n’est pas facile, je comprends bien et je suis de tout coeur avec vous ! Je suis sure que vous allez trouver vos solutions.. Je vous conseille d’utiliser des phrases positives pour éviter d’être toujours dans la négation (au lieu de « ne fait pas ci » essayez peut être le « et si on faisait ça? ») . La négociation sera votre alliée je pense ! Autonomiser au maximum afin de lui permettre d’explorer et de s’exprimer ! Ca va aller. Vous allez trouver vos solutions 🙂 Et bon courage avec cette oreille……

  4. Angel's dit :

    Bonjour, je découvre votre blog, et j ai 3 enfants, 8 / 11 /15ans et je crois que les enfants ont leur étapes tous.. Et petit mon fils était très dure… Avec les années il a grandit et avait la place du milieu. Une place pas facile dans une fratrie. Je sais pas si c’est lié mais la psy m’avais dis que c’etais vraiment une place difficile pour un enfant. J espère que la crise passera vite c’est parfois épuisant. Et puis après c’est la vrai crise ados .. J’ai connu avec ma fille. (et c’est sûrement pas fini) La grande. Et mon fils la rentre dedans aussi. Et parfois c’est dure de gérer toute ces crises. La communication reste importante pour petit et grand. Courage à vous.. Au plaisir de vous relire.

    • coupdouble dit :

      Oui, la place du milieu n’est jamais facile. Je connais pas ça mais parfois j’ai l’impression que mon jumeau garçon de 12 ans se sent un peu à cette place, sa soeur étant très mature.
      C’est sûr la crise ados, c’est encore une autre histoire ! 🙂 Bon courage à vous aussi

  5. petitsruisseauxgrandesrivieres dit :

    mon 2e (4 ans 1/2) est dans cette phase : hurlements dès que je demande de faire qq chose qui lui déplaît ou qui n’est pas dans ses plans du moment, insolence, il me défie, bref… la joie. J’avoue qu’en ce moment j’ai tendance à plus crier qu’avant. Je sais que ce n’est pas la solution mais ça soulage sur le moment. Je crois que 4enfants avait fait un post là-dessus, elle avait le même souci avec sa fille.
    Enfin, courage ! ça finit par passer !

    • coupdouble dit :

      Sinon, j’ai mis en place, depuis hier, un tableau de motivation, et ça a l’air de marcher sur certains points. je sens qu’il fait quelques efforts mais si la colère et la frustration reprend souvent le dessus. Vous pouvez également tenter !

  6. Sarah dit :

    Ah beh nous on a connu cette fameuse crise! Et clairement on a galèré! Et c’est en lisant ton billet que je me rends compte que c’est derrière nous. ( bon doit bien exister un autre fucking âge qui va pas tarder à arriver! ). Comment on s’en est sortis? En faisant rien de spécial, les crises et les colères se sont peu à peu espacées et ont diminuées en longueur au fil du temps. Comme toi on a essayé de communiquer, on a bcp crié même si ca servait à rien… j’ai demandé un rendez vous à la maîtresse par peur qu’il y est un problème caché mais non. c’était une phase et elle est passée. Après c’est un enfant qui, je pense, fait de gros efforts à l’école pour être  » parfait  » et je pense qu’à la maison il lâche cette pression. Et à 4 ans et bien lâcher la pression ça se fait sur ses parents! J’ai pas de solutions miracles mais je peux te dire qu’à un moment ca passe!

    • coupdouble dit :

      Merci Sarah pour ce message rassurant. Oui, comme tu dis, il fait tout pour être parfait à l’école. J’en ai discuté avec la maîtresse hier qui me l’a confirmé et m’a même dit qu’il était limite stressé sur les règles et le travail. J’espère, comme pour le tien, que ce n’est qu’une phase. Et puis, celle d’après, ados, je connais déjà un peu 🙂

  7. skandras dit :

    Bonjour. Je ne savais pas que cette crise portait un nom ^^ Oui j’ai eu droit aussi à une période difficile entre les 3 et 5 ans de P’tit bout. Par contre il ne faisait ses crises qu’avec moi et un peu ses grands parents. Jamais à l’école. Jamais avec son père. Probablement parce que je ne suis pas assez sévère. J’avais fini par adopter l’attitude de le mettre dans sa chambre sur son lit, de fermer la porte et de lui dire qu’il pourrait sortir lorsqu’il serait calmé vu que j’avais l’impression que plus j’accordais d’attention à sa crise et essayait d’entrer en communication gentiment plus la crise prenait une ampleur disproportionnée par rapport à l’élément déclencheur. Et avouons je n’en pouvais plus de devoir gérer ces conflits après une journée de boulot. Puis il a gagné en maturité, il a fini par comprendre que l’on ne lui demande pas toutes ces choses juste pour l’embêter. Alors oui, ouf ça passe. Courage 😉

  8. girouette dit :

    Bonjour, je suis de tout cœur avec vous. Chez les enfants ces crises sont en général le reflet d un mal être : à 2 ans ils n arrivent pas à s exprimer et on ne les comprend pas. Plus tard ça peut être une anxiété qu ils n arrivent pas à exprimer alors il faut enquêter : ça peut être le temps qui passe et un calendrier peut aider, et un tableau des choses à faire avant d aller à l’école. Ça peut être la maladie et la mort et les livres peuvent aider, etc. Le dessin est aussi un bon outil. Il faut faire toutes les hypothèses possibles! Bon courage à vous !

    • coupdouble dit :

      J’ai l’impression de passer mon temps à enquêter. Mais un enfant qui répond en permanence « Je ne me rappelle plus » vraiment pour TOUT, c’est compliqué. Parfois, il se bouche les oreilles aussi. Mais bon, sur le fond, je suis d’accord avec toi, il doit y avoir quelque chose derrière… Je me rends aussi compte qu’il est super inquiet dès que je m’éloigne un tout petit peu alors que ce n’était pas le cas avant. En tout cas, merci 🙂

  9. Virginie Neleditesapersonne dit :

    Et bien, j’ai le même modèle à la maison ! Et je suis rassurée de te lire car nous aussi on a beaucoup culpabilisé, c’est vrai que l’on crie beaucoup; que l’on est parfois à bout … Pas facile tous les jours ! Je n’ai malheureusement pas de conseils ni de solution « miracle ». Le fait de pouvoir en discuter avec lui est déjà énorme; après je pense que c’est une période de la construction quasi obligatoire, qui doit se faire plus ou moins facilement selon les enfants ! J’ai quand même remarqué que tout allait beaucoup mieux quand il était reposé – et heureusement pour nous, sa maitresse les laisse faire la sieste, même en moyenne section ! Et puis, il réagit aussi beaucoup à nos propres tensions… Bref, on serre les dents, on discute et on s’arme de patience !! Bon courage à toi ! (Oh, et les maux d’oreille, notre médecin nous dit toujours de prendre nos maux au pied de la lettre … alors oui, je dirai que tout est lié ;-))

  10. Chacha76 dit :

    Bonjour, Ici une petite fille qui va prendre 5 ans en octobre. A l’arrivée de sa petite sœur et de ses 4 ans, nous avons commencé à sentir les crises arriver. Effectivement avec le langage qui évolue et se diversifie, l’opposition verbale est plus forte. elle a tendance a être impertinente et en cas de bonne crise va aller jusqu’à lever la main ou le poing. Difficile en tant que parents de ne pas exploser en vol. Nous avions mis en début d’année un tableau de motivation avec 6 consignes par jour à respecter. la carotte est l’histoire du soir et la télé le matin si elle est sage chaque jour et en fin de semaine 3 bonus en fonction de la semaine passée (tablette (15min), une surprise (une activité pour elle ou une bricole), ou encore un grand dessin animée (la récompense ultime pour la nôtre). Le comportement c’était vraiment amélioré. Avec l’été, nous avions laissé tombé et la situation s’est de nouveau dégradée. Nous l’avons remis en place cette semaine (par exemple les consignes : rituel du coucher, du lever et du repas (gros problème pour manger chez nous) mais également de laisser sa sœur jouer seule (compliqué pour notre grande) et également de ne pas taper ou ou hurler quand on est pas d’accord avec quelquechose). Chaque enfant étant différent, malheureusement il faut trouver la bonne solution. Bon courage. Charline

  11. Jennifer dit :

    Ahhh la crise des 4 ans… un vieux souvenir vu que le lutin à 10 ans aujourd’hui
    Mais c’est exactement ça, c’est temporaire et extrêmement dur…

    Et en plus ici c’est Mr Négociations .
    De la patience, de la compréhension, des limites claires et nettes, et des zones où c’est lui qui décide ( nous c’etait Les chemins empruntés aux parcs)
    Après tout ça, ça n’évite pas les « je suis pas ta copine » , toutes les petites phrases lunaires qu’il m’a sorties , où entre rires et larmes on ne sait plus ce qu’ul Faut faire

    Et puis un jour, ça s’arrete, ça disparaît, et le lutin redevient lui-même, plus grand, plus lui.

    Courage

  12. Laura dit :

    Je reconnais bien mon fils dans votre description, mais lui c’est son caractère. Renfermé, il a beaucoup de mal à exprimer ses sentiments, et dieu sait qu’avec l’école la frustration à la fin de la journée est énorme. À l’école c’est un enfant adorable, très poli et très à l’écoute des autres, serviables, c’était pareil chez la Nounou.
    En revanche dès que j’interviens et qu’il sort du cadre, il faut à peu près 1s pour qu’il passe en mode double maléfique. J’ai d’ailleurs beaucoup redouter le passage grande section/ CP et le début de l’année à été difficile mais après il apprécier les devoirs et a vite pris le rythme.

    Cette année pour le CE1, il est en mode pré-ado, impertinent et vraiment rebelle mais plus il grandit et moins on a de crise, j’en ai toujours beaucoup discuté avec lui pour lui faire comprendre qu’il fallait qu’il exprime ses sentiments. Aujourd’hui dès qu’il monte dans les tours, je sens le trop plein et on prends du temps le soir pour discuté et évacué, ses craintes, ses peurs, et aussi ses déceptions. Et heureusement car la petite soeur est futée et à vite compris le truc… elle l’a tentée aussi le coup des crises, mais elle est plus expressive et très rentre dedans… Et heureusement pour moi, car Papa étant restaurateur autant dire que certains soirs, j’étais vraiment au bord de l’épuisement physique et morale et que mon cerveau me crier de fuir tellement l’environnement pouvait devenir invivable ! Heureusement pour nous mes voisins ont vite compris que c’était un gremlins lol

    Je pense qu’il faut avoir une discutions avec lui après chaque crise, car essayer de raisonner un enfant en pleine crise, c’est impossible ! Il faut accepter qu’il faut que sa passe et serrer les dents, tenir bon et ensuite revenir dessus au calme et avec du recul, c’est bien plus productif pour les parents et l’enfant, cela permet aussi d’exprimer ses sentiments à son enfant avec du recul, car oui les parents aussi sont tristes et il faut aussi savoir le dire à son enfant, du moins cela l’a été pour moi.

    Bon courage avec vos Gremlins !

    • coupdouble dit :

      Merci pour le partage de votre expérience. J’essaye de parler avec lui mais il passe son temps à dire que c’est notre faute.
      Je me demande aussi si ce n’est pas son caractère sur le fond aussi. Le fameux « double maléfique » comme vous dites 🙂

      • Laura dit :

        Il est fûté ! Je pense qu’à un moment vous vous êtes probablement remis en question ouvertement avec lui et il a trouver « la faille ». Si je dit que c’est de leur faute ça passe, ils sont plutôt d’accord en plus donc ça passe^^
        L’équilibre est difficile entre savoir se remettre en question mais rester ferme sur ses positions. Mais je pense que la remise en question ne doit pas se faire avec l’enfant, mais entre parents. L’enfant lui s’adapte et au pire est surpris de votre réaction et change aussi sa façon de réagir !
        Les doubles maléfiques sont très malins ! lol

        Bon courage à vous !

  13. grosjean dit :

    Hallucinant…et presque rassurant pour moi. J’aurai pu écrire ces mots, je vis exactement la même chose avec ma fille de 5 ans et demi depuis 6 mois a peu près… je vais voir une psy mercredi prochain car je veux des conseils et que ma fille entende des choses d’une professionnelle… ca avait fonctionné il y a 2 ans pour d’autres pb. J’espère avoir quelques clés pour mieux gérer ces comportements. Pour ma fille, je pense aussi a un pb de positionnement par rapport au petit frere …entre autre…

  14. MissBrownie dit :

    Oh que oui je l’ai connu cette période avec mes garçons ! Et rebelote à 7 ans.
    Comme le tien, à l’école ce sont des élèves modèles.
    T-Biscuit me disait qu’il n’arrivait pas à être autrement que c’était son cerveau qui lui disait de réagir ainsi. Ce sont des périodes très dures pour tout le monde. Comme toi, je me disais que nous n’étions pas mieux que les familles vues dans les épisodes de Super Nanny parfois.
    Bon courage

  15. Nanou la Grande dit :

    Ici chez nous pareil..
    Un des jumeaux nous a fait cette fameuse crise pendant plusieurs mois !!
    Incalmable…on a essayé ttes les méthodes, bcp lu (seuls ou avec lui) pour essayer de comprendre…rien
    Je pense que lui même parfois ne comprenait pas cette « chose qui sortait de lui » !!
    Et puis à bientôt presque 5 ans ça c’est enfin calmé. .. Une dent tombée et « maman je deviens grand  »
    Du coup bcp plus raisonné aujourd’hui (même s’il reste les petits caprices d’enfants )
    Et même s’il vous dit que c’est votre faute, que vous êtes méchants et nuls, ne prenez pas ça à la lettre, c’est Me Colère qui parle… Votre mini vous vous aime fort c’est sûr, mais vit lui même des choses qu’il ne comprend pas tjrs…
    Alors pour tt ceux qui sont en plein dedans, courage !!!! Ça s’arrangera..
    Et faite vous relayer si vous pouvez, pour souffler .

  16. Helene O-Toutsimplement dit :

    Regarder tdah sur internet … Et prenez rdv avec un vrai psychiatre c est à dire fuyez la psychanalyse comme de la peste.. les cmp en sont infestés..ils vous ferons culpabiliser.. ce qui est déjà le cas  » vous criez trop  » ..

  17. Arnaud Lécuyer dit :

    Votre enfant est très intelligent et a donné lui-même la solution au problème: « Et puis, à l’école, je ne fais pas de crises sinon je vais être puni. »
    Franchement, il a tout dit.

  18. Emmeline dit :

    Bonjour,
    On a eu ça avec notre aîné, qui a fait d’ENORMES crises de ses 2ans et demi (peu après la naissance de notre 2ème qu’on a failli perdre) à ses 5ans (et encore un peu jusqu’à ses 7 ans).
    À 5 ans, on nous a parlé de précocité et de gestion des émotions et informations si nombreuses chez les enfants HP (haut potentiel). On est donc allés consulter un psy, certes pour le faire tester (HP confirmé), mais surtout parce qu’on n’y arrivait plus, qu’on avait besoin d’aide. Il y a appris à gérer ses émotions et justement ce moment où la cocotte-minute explose, pour un rien nous semble-t-il. Ça nous a tous énormément aidés, et l’arrivée d’un 3ème petit gars a fini de le « canaliser », il avait trouvé sa place.
    Tout ça pour dire que ce n’est pas un échec d’aller chercher de l’aide auprès de professionnels…
    Après, ça a marché pour lui, mais ça ne nous empêche pas de nous sentir complètement dépassés par le caractère de m*** du dernier

  19. Aline dit :

    J’ai lu votre billet à haute voix. Et avec mon compagnon, on souriait, ça correspond tellement à ce que l’on vit avec notre petit garçon de bientôt 4 ans. Du terrible 2 au fucking 4sans transition :-). Discussion, douceur, passer plus de temps avec lui (il vient d’avoir un petit frère), tableau de motivation, on a tout essayé. C’est quand on a commencé à crier qu’on s’est dit que l’on avait besoin d’aide. Il a commencé la psychomotricité relationnelle. Ça s’apaise un peu et c’était rassurant d’entendre que lui avait ce besoin-là, de tester le lien qu’il a avec nous. Que c’est un petit garçon angoissé. On va voir ce que cela va donner. Mais comprendre nous aide à mieux réagir. Toutes nos pensées ! 🙂

  20. Duvinage dit :

    Bonjour, je retrouve notre situation avec notre fils de 7 ans dans le post et certains commentaires. J’ai trouvé une grande aide dans un livre paru aux usa et à ma connaissance non traduit en français de mary sheedy kursinka «  raising tour spirites Chili ». Sinon pour l’oreille, j’essaierais un ostéopathe.

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