Préadolescences, quels sont les signes ? Version collège

Les premiers signes de la préadolescence, dont j’avais parlés , sont toujours présents !
Sauf, que forcément, avec l’entrée au collège, il y a quand même pas mal de changements et d’évolutions.

– Contrairement au préado du primaire, le préado du collège ne joue plus autant. Dans un premier temps, il a été surpris, voire triste, des nouvelles règles de la cour de récré. Au collège, fini les jeux des petits. Au collège, on parle dans la cour…On joue éventuellement au ballon mais rien de plus.

– Du coup, le préado du collège ne va plus non plus au square pour « jouer » avec ses copains. De temps en temps, la version masculine les retrouve (toujours au square) pour « trainer » ou faire un foot, mais non, il ne court plus comme un fou dans le square. Pour la version féminine, c’est plus compliqué. Les copines rentrent toutes après l’école, donc elle aussi. La préado version féminine passe beaucoup plus de temps qu’avant à la maison, dans sa chambre, à se plaindre et à s’ennuyer.

– Le préado masculin du collège ne joue plus avec ses cartes pokemon ou ses gogos. Mais à côté de ça, il n’est pas encore vraiment prêt non plus à s’en séparer ou à les donner à son petit frère.

– Le préado du collège peut être extrême dans ses choix vestimentaires et sa coiffure. Il y a ceux qui passent une demi-heure à s’habiller, se coiffer et se regarder dans le miroir. Et puis, il y a ceux qui s’en fichent royalement. Ici, à ma grande surprise, les 2 s’en fichent complètement !

– La version masculine a même un uniforme : jean, baskets avec lacets non faits (à sa décharge, je crois qu’il n’y arrive toujours pas. Non en fait, je crois qu’il fait exprès !!!), sweat à capuche, sac à dos sur une seule épaule. Et bien sûr, les cheveux dans tous les sens. Donc le parent du préado lui dira absolument tous les jours « fais tes lacets, mets ton cartable sur les 2 épaules, change de sweat, il y n’y a pas que les capuches dans la vie , et coifffffffffffffe toi ! »

Plus il le répétera à son préado, et moins son préado le fera ! La version féminine fait un tout petit plus d’effort mais c’est limite. On peut passer, du jour au lendemain, du jogging tout pourri et dégueu à la jupe/collant/bottines. Mais la tendance est plutôt au « jemenfoutisme » sauf que tout d’un coup, un jour, elle peut quand même pleurer parce qu’elle ne sait pas comment s’habiller.

– Le préado du collège est encore plus dans l’opposition qu’avant. Son plaisir tordu est avant tout de contredire ses parents et d’être en désaccord absolu avec lui. Il y a la fameuse période du « terrible 2 et du non qui va avec » et puis, je découvre, qu’il y aussi la période du « NON » du préado. Il te répond, le plus souvent de manière insolente, et est, avant tout, dans l’opposition. Ici, c’est surtout la version masculine qui nous cherche. La version féminine commence à se rebeller d’une manière différente (NOOOOOOOOOOOOON, pas ma fille, pas mon rayon de soleil). Avant, elle se préoccupait de tout et aujourd’hui elle s’en fiche. Elle arrive à répondre « Je m’en fiche » à 80 % des questions que tu lui poses. Dans un registre un peu extrême, elle passe aussi trop souvent des rires aux larmes, ce qui peut être super flippant pour le parent.

– Le préado du collège, version masculine, commence à avoir carrément honte d’être vu avec son parent aux alentours du collège (compliqué quand ton collège est dans ta rue !). Et même qu’un jour, il marchera devant toi, comme s’il ne te connaissait pas. Et puis 5 mns après, quand la limite du collège sera passée, il reviendra gentiment à côté de toi pour te demander son goûter (histoire vraie de la première semaine de rentrée). Ouf, la version féminine n’est pas encore comme ça !!!!

– Le préado, encore masculin, qui mesure presque ta taille et chausse du 42, commence à avoir de vrais signes physiques de puberté. Là, je dis « Au secours, où est mon bébé ? »

– Le préado du collège n’a jamais froid. La préado du primaire n’avait jamais froid non plus mais il t’ écoutait plus ou moins quand tu lui demandais de rajouter une couche. Celui du collège ne t’écoute plus (cf. paragraphe sur l’opposition) et peut même s’enfuir de la maison en claquant la porte quand tu lui demandes de mettre en blouson, tout en criant que de toute façon, toi, parent, tu as toujours froid ! (ce qui n’est pas faux)

– La mère du préado, bizarre elle aussi,  rappelle régulièrement à son préado qu’elle est sa mère : « Je ne suis pas ta copine mais ta mère ! »

– Quand il n’est pas avec ses ami(s), le préado du collège traine la patte. Il n’a plus envie de sortir en famille, et passe tout son temps dans sa chambre, voire dans son lit, à lire, écouter de la musique, surfer sur les écrans, et souvent tout ça en même temps. Et toi, parent du préado, ça va te rendre fou de le voir dans son lit tout le temps.

– Le préado du collège qui a un téléphone est si fier d’avoir un téléphone. Par contre, il ne s’en sert pas vraiment encore pour communiquer avec ses copains. De temps en temps, quelques textos du genre « CC, CV », traduction « Coucou, ça va » pour la version féminine, et des SMS un peu plus «trash» pour la version masculine. Mais sur le principe, la téléphone, pour le moment, sert surtout à frimer, et à rassurer le parent du préado !

Le préado du 6ème veut juste avoir l’air d’un grand, et surtout, ne plus être considéré comme un petit…

Les changements à l’entrée au collège sont clairement là, et peuvent être effrayants. Au final, je me rends compte que la version masculine n’a pas tant changé que ça dans son caractère, mais la version féminine me fait un peu peur. Parfois, j’ai l’impression de ne plus reconnaître ma fille qui est si douce, câline, drôle, enjouée et sûre d’elle. Bien sûr, elle l’est encore, mais parfois, une autre version d’elle apparait et je ne la reconnais plus : elle se fiche de tout, se désintéresse de l’école et de « sa vie sociale », elle devient super insolente et se met en colère pour un rien. Il lui est même arrivé de s’énerver et crier contre son petit frère, chose qu’elle n’avait JAMAIS faite avant. Elle peut, tout d’un coup, devenir très triste, et se mettre à pleurer sans qu’on comprenne pourquoi. L’autre jour, elle m’a fait très peur quand elle m’a dit en pleurant que de toutes les façons, elle se trouvait trop nulle et ne savait rien faire. Et elle a aussi fini par m’avouer qu’elle ne comprenait pas non plus ce qui lui arrivait en ce moment.

Et puis, encore très souvent, je la retrouve, elle, telle qu’elle a toujours été, ma merveille, mon rayon de soleil. Et c’est trop bon.

Mais je ne vais pas vous cacher que je commence à avoir peur, vraiment très peur de l’évolution que ça va prendre cette année et les prochaines années à venir…

préado

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9 réflexions sur “Préadolescences, quels sont les signes ? Version collège

  1. Vivi dit :

    C’est trop marrant de lire les histoires des autres et en même temps on se rends compte que c’est pratiquement identique partout !!! ET tu racontes trop trop bien, j’adore !!!

    Moi aussi j’avais trouvé que le changement du collège était dingue, mais complètement dingue.

    Là, les miens viennent de rentrer en 4ème et maintenant ils veulent de la liberté, dans leurs rêves ils ont le droit !!! lol Mon fils maintenant passe un temps de dingue à se coiffer (plusieurs gels différents, aller savoir pourquoi !!!), retrousse ses jean’s (ca me rend dingue !!! car bien sûr il n’enlève pas les ourlets avant de mettre au lavage) seul avantage il a grandit cet été du coup je n’ai pas à investir !!! mais il passe beaucoup de temps dans sa chambre à lire des mangas ou jouer PC ou téléphone heureusement il fait du sport en extérieur et bien sur tout se que je dis est nul ou ne sert à rien !!!
    Ma poulette, ne sort jamais de sa chambre, sauf pour son sport, écoute de la musique et lit +++++++++ et regarde des vidéos !!!! de temps en temps invite des copines ou va dormir chez des amies mais pas souvent mais par contre adore la mode et les fringues.

    Mais bon, heureusement malgré les couacs et leurs caractères en formation, pas tout les jours facile deux ados à la maison et de sexes opposés en plus, ils peuvent être trés sympas quand ils veulent.

    Et par contre depuis la rentrée, chose nouvelle, ils sont tout les temps en train de discuter et se protègent mutuellement.

  2. laure dit :

    Je suis encore très loin de ça… Mes filles (jumelles) ont l’âge de votre dernier. Mais cependant, quand je lis votre récit, ça me rapporte à ma propre adolescence et je m’y retrouve. J’était gentille, enfant « modèle ». Et là le collège est arrivé!!! Pour moi, c’était une manière de m’affirmer et oui on avait grandi, et on était passé de l’autre côté… Chez les GRANDS. Ma mère a été exemplaire. Toute en patience, elle m’a expliqué que oui, je changeais, l’adolescence pour une fille c’est le changement hormonal, donc physiquement et hormonal. ET c’est vrai, j’avais du mal à me reconnaître dans la glace, j’avais des poussées (je ne rentrerai pas trop dans les détails mais je pense que vous me comprenez). Donc il a fallu aller acheter de la lingerie, m’apprendre à m’épiler les quelques poussées mais assez gênantes pour être vite cataloguée… et surtout j’ai eu mes premières règles. Vous me direz c’est tôt, mais beaucoup de filles les ont vers 11 ans.
    Et bien sûr, sans parler qu’au collège on a le classement des cools, moins cools et loosers…
    Alors, peut-être il faudrait avoir une discussion avec votre fille pour comprendre ses sauts d’humeur, savoir s’il en fait il n’y aurait tout simplement pas quelque chose qui la chagrine au fond, physique, hormonal ou autres. Mes parents nous ont toujours parlé franchement et laissé la porte ouverte au dialogue dès que l’on le voulait sans trop nous brusquer. Je sais que ça été difficile, ma mère me le dit encore, mais moi, en tant que fille, je sais que je n’avais pas toujours envie de lui parler, mais dès que j’en ressentais le besoin, je savais qu’elle était là.

    Voilà, je ne sais pas si cela pourra vous aider, ma petite expérience.
    Bon courage à vous…
    laure

    • coupdouble dit :

      Merci pour ce long témoignage ! Oui, j’ai essayé pas mal de discuter avec elle mais je pense qu’elle même ne comprend pas son changement de caractère. Mais pour le moment, ça reste plus par périodes, et ça passe. Et puis c’est sûr, c’est tellement de changements : le collège, la puberté, etc…

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